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Petite histoire de la Ferrari 250 GTO

Ferrari 250 GTO de 1964

Ferrari 250 GTO de 1964

La Ferrari 250 GTO, c’est sans doutes la plus belle des Ferrari que l’on puisse croiser ! Homologuée comme évolution de la 250 GT SWB (chassis court), la 250 GTO fut produite à seulement 39 exemplaires.

Les origines de la Ferrari 250 GTO

Le destin de la Ferrari 250 GTO est très particulier. Il prend son origine lors des 24 Heures du Mans 1955. La célèbre tragédie qui s’y est passée (une Mercedes décollant dans l’enceinte publique, faisant une centaine de morts) a poussé les organisateurs à repenser Le Mans. On attribue souvent à cet accident l’origine des grillages, des normes de sécurité plus strictes… Mais ce n’est pas en dehors de la piste que les plus grands changements sont apparus. Les grillages et l’éloignement croissant des spectateurs est beaucoup plus fort dans les années 90 à 2000 qu’à cette période. Non, les véritables changements sont à chercher sur la piste elle même. Les organisateurs décident de changer de philosophie et de ne plus admettre au ans les voitures dérivées des voitures de grands prix (F1).

Une marée de Ferrari 250 GTo à Laguna Seca en 2004 (photo Tim Scott)

Une marée de Ferrari 250 GTo à Laguna Seca en 2004 (photo Tim Scott)

Le pari est alors fait d’admettre des voitures dérivées de voitures vendues dans le commerce, comme les GT. Les courses de GT commencent à prendre leur essor, ce qui aboutira, en 1962, à la création du Championnat du monde des Voitures de Sport. La condition principale pour s’engager dans ce championnat est simple : disposer d’une voiture produite à au moins 100 exemplaires. Ferrari veut y participer. La marque Italienne pense alors à la 250 GT Chassis Court (aussi appelée 250 SWB) déjà produite à 163 exemplaires. Parmi ces chassis, 74 étaient des versions de course, et 89 des versions routières. Ferrari commence alors la production de la Ferrari 250 GTO, en la faisant passer pour une évolution de la GT SWB… ce que la FIA accepte. La FIA entendait pourtant par « modifications de détails et évolutions » des retouches mineures, liées à la carrosserie. Mais la 250 GTO sera bien plus qu’une évolution de la SWB.

La 250 GTO et ses nombreuses versions

Elaborée en soufflerie sous la direction de Giotto Bizzarrini, la 250 GTO (Gran Turismo Omologato) est très différente de sa soit disante base. Le capot est surbaissé et éffilé, l’arrière est tronqué, bref l’aérodynamique est totalement nouvelle.

Une des premières Ferari 250 GTO, ici au Ferrari Challenge Infineon Raceway 2009

Une des premières Ferari 250 GTO, ici au Ferrari Challenge Infineon Raceway 2009

La 250 GTO sera diablement efficace sur la piste. Elle remporte notamment le championnat du Monde des Marques, mais aussi des succès de catégorie à Sebring, au Mans, à Spa (1000 km) et à la Targa Florio. Au Mans elle parvient même à se hisser au second range du général, en 1962 et 1963. Au cours de sa carrière, la 250 GTO va exister sous de nombreuses formes. Les modifications les plus profondes interviennent sur la version de 1964.

Ferrari 250 GTO du NART à Sebring 1963

Ferrari 250 GTO du NART à Sebring 1963

La carrosserie aérodynamique, étudiée en soufflerie, est revue. A l’avant, la bouche est plus proéminente, et le capot semble plus long. En fait, Ferrari incline le pare-brise pour améliorer l’aéro. L’ensemble est rabaissé et le pavillon de toit est raccourci. L’arrière est ainsi beaucoup moins profilé. Les prises d’air latérales sont désormais au nombre de 3 sur le coté, et à l’arrière, on créé une nouvelle prise d’air pour le refroidissement des freins. Le becquet arrière, absent de certaines premières versions, est généralisé.

Une version bien particulière verra également le jour, à savoir la camionnette. il s’agit en fait d’un exercice de style sur base de 250 GT châssis court, dont l’allure général est assez particulière.

La 250 GTO camionnette au Mans Classic 2008

La 250 GTO camionette au Mans Classic 2008

Voiture mythique, la 250 GTO est aussi une voiture rare. L’occasion d’en croiser une est toujours un moment exceptionnel qu’il faut savourer.

Source : L’Atlas des bolides, 100 ans de voitures de course
Crédit photo : Nelson Wu, Nigel Smuckatelli et un grand merci à Tim Scott de Fluid Images !




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